“Notre maison brûle et nous regardons ailleurs.”. Le réchauffement climatique pourrait atteindre +3°C dans le monde et +4°C en France d’ici la fin du siècle si nous ne faisons rien pour limiter le réchauffement climatique. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le changement climatique pourrait causer environ 250 000 décès supplémentaires entre 2030 et 2050.
Un peu de contexte :
Il faut commencer par comprendre le problème des émissions de gaz à effet de serre (GES). Les émissions proviennent principalement de trois secteurs clés :
- l’énergie (73% des émissions mondiales) c’est-à-dire la combustion des énergies fossiles pour l’électricité, le chauffage et les transports.
- l’industrie et l’agriculture (18% des émissions mondiales) en d’autres termes la production de ciment, l’élevage intensif, l’utilisation d’engrais chimiques.
- la déforestation (6% des émissions mondiales) ce qui veut dire destruction des puits de carbone naturels.
Quels sont les impacts des émissions de GES ? On peut citer la fonte des glaciers, la montée des eaux, l’augmentation des catastrophes naturelles, et, nous l’avons dit, des risques pour la santé humaine (pollution, canicules etc.).
Il est nécessaire que nous en prenions la mesure et que nous engagions des actions correctives.
Les prises de consciences internationales
A l’échelle internationale, la prise de conscience d’une nécessaire coopération mondiale en matière de changement climatique date des années 1970. Il y a eu ensuite le premier sommet de la Terre à Rio en 1992, qui a permis la création des COP, Conférences des Parties, par l’adoption de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC). Des rencontres annuelles, dans des villes différentes, pour trouver des solutions concrètes pour lutter contre le réchauffement climatique ont été entérinées. Des acteurs de la société civile (ONG, entreprises, collectivités territoriales, citoyens etc.) sont également conviés à ces COP pour comprendre qui doit lutter contre le réchauffement climatique. On parle d’ores et déjà de l’importance de limiter et de réduire les émissions des GES pour minimiser l’impact humain sur le réchauffement climatique. La première COP a été organisée à Berlin en 1995 et fixe les objectifs de chaque pays ou région en matière de réductions des GES.
Il est ici incontournable de parler du protocole de Kyoto adopté en 1997, entré en vigueur en 2005 lors de la COP11 à Montréal. Il fallait que 55 pays ratifient le traité pour qu’il entre effectivement en vigueur, ce qui ne fut le cas qu’en 2002. Toutefois, les Etats Unis et la Chine, les plus gros émetteurs de GES n’ont pas ratifié de ce traité et la Canada s’en est retiré en 2011. C’était la première fois que des accords en matière de climat ont pris un caractère contraignant et ce jusqu’en 2010. Les objectifs chiffrés : réduction de 5,2% des GES mondiales d’ici 2020 par rapport à 1990. Ce qui représente une baisse de 8% pour l’Union européenne. Les pays signataires de la CCNUCC ont affirmé vouloir maintenir le réchauffement climatique en dessous de 2°C lors de la COP15 de Copenhague. La COP18 de Doha a permis d’étendre le caractère contraignant des accords en matière de changement climatique à 2020.
En 2015, 195 pays ont adopté l’accord de Paris lors de la COP 21. Accord historique puisque c’est la première fois qu’un accord est adopté par tous les Etats. Il donne pour objectif de maintenir la hausse du réchauffement climatique sous la limite de 2°C et voire de 1,5°C par rapport à l’ère préindustrielle.
Cet accord vise à atteindre un équilibre entre les émissions et les absorptions de gaz à effet de serre au niveau mondial, en d’autres termes la neutralité carbone (article 4).
La neutralité carbone n’est pas d’atteindre un niveau zéro d’émission mais bien de réduire les GES pour atteindre le niveau d’émission que les écosystèmes sont capables d’absorber, on parle ici des puits de carbone. L’institut Carbone 4 a créé, en 2018, le projet Net Zero Initiative, référentiel aligné avec l’accord de Paris qui propose une stratégie pour aider les entreprises à contribuer à la neutralité carbone.
D’ailleurs, la COP29 de Bakou de 2024 à laquelle ont assisté plus de 55 000 personnes de près de 200 pays, a mis un accent important sur le financement de l’action climatique. Le financement vers les pays en développement, par rapport au précédent objectif, a triplé. Il revient à 300 milliards de dollars par an d’ici 2035. D’autres efforts en matière de financement, public et privé, permettraient d’atteindre un montant de 1 300 milliards de dollars par an d’ici 2035.
Les engagements français
Après avoir parlé du cadre international qui donne les lignes directrices en matière d’action climatique, parlons plus spécifiquement de la France : la stratégie nationale bas carbone (SNBC). C’est un cadre de référence en matière de réchauffement climatique. La SNBC est une feuille de route qui fixe les objectifs de réduction des émissions de GES, à court et moyen terme, par secteurs d’activité à l’horizon 2050. Elle a deux ambitions : atteindre la neutralité carbone et réduire l’empreinte carbone des Français.
Qui participe à l’atteinte de la neutralité carbone ? La société civile bien sûr. Et qui fait partie de la société civile ? Les entreprises. Elles ont un rôle à jouer en matière de neutralité carbone.
Les entreprises ne sont pas en mesure, à elles seules, de provoquer la neutralité carbone, mais elles peuvent y contribuer en diminuant leurs émissions ou en préservant et en renforçant les puits de carbone. Par où peut elle commencer ? Par un bilan carbone, qui leur est imposé lorsque leurs effectifs dépassent les 500 personnes (250 personnes en Outre Mer) tous les 4 ans.
C’est ce qu’a fait Arondor en 2024, pour l’année 2023, par l’intermédiaire de Carbo :
- Nos émissions totales sont de 307,1 tonnes CO2eq
- Notre intensité carbone économique est de 1,2 tonne CO2eq/100k€ (émissions de CO2eq totales rapportées au chiffre d’affaire)
- Notre intensité carbone sociale est de 1,6 tonne CO2eq (émissions CO2eq totales rapportées au nombre d’employés)
Pourquoi mesurer son empreinte carbone et pourquoi agir maintenant ?
L’investissement, tant en actes que financiers, a plusieurs vertus dans le cadre de l’action climatique.
L’investissement dans les énergies propres génère des emplois. Selon l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA), le secteur des énergies renouvelables employait près de 13 millions de personnes dans le monde en 2022, un chiffre en constante augmentation. De nouveaux secteurs d’activité apparaissent et ainsi de nouveaux métiers (ex: recherche et développement).
Ensuite, en adoptant une stratégie durable, les entreprises attirent de plus en plus d’investisseurs, privés comme publics, mais aussi plus de consommateurs.
Mais alors, quel est le coût de l’inaction ? Les catastrophes naturelles, qui s’intensifient ces dernières années, coûtent déjà des milliards chaque année. Les délais entre la survenance des évènements et la mise en œuvre de solutions concrètes aggravent les impacts et rendent la transition plus coûteuse à long terme.
Et nous ne pouvons pas dire que nous ne sommes pas prévenus puisque le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) publie des rapports orientant la prise de décision internationale en matière d’action climatique.
Qu’est ce que le GIEC ?
C’est un groupe d’experts et de scientifiques venant de différents pays créé en 1988. Il examine le changement climatique à travers des données scientifiques, techniques et socio-économiques. Le GIEC est composé de 3 groupes de travail :
- Groupe 1 : étudie des scénarios en fonction des GES en s’intéressant aux bases physiques du climat (antérieures, actuelles, futures). Son rapport est paru en 2021.
- Groupe 2 : formule des scénarios d’adaptation en se basant sur la vulnérabilité des populations et des conséquences du changement climatique Son rapport a été publié en 2022.
- Groupe 3 : parle de l’atténuation du changement climatique. Son rapport a été dévoilé en 2023.
Le dernier rapport du GIEC souligne plusieurs choses dont une augmentation des températures liées aux GES. Il est écrit qu’ils ont contribué “certainement” à un réchauffement de 1 à 2°C, que les aérosols ont contribué à un refroidissement de 0 à 0,8°C, de -0,1 à 0,1°C pour les facteurs naturels.
Ce qu’il faut aussi retenir c’est que GIEC interroge la responsabilité humaine sur le réchauffement global de la planète. Les actions humaines ont abouti à un réchauffement du climat sans précédent depuis 2000 ans et cela affecte toutes les régions habitées du monde.
Mais alors que pouvons-nous faire ? La société civile, c’est-à-dire les collectivités territoriales, les citoyens et bien sûr les entreprises, se doivent de ne plus ignorer cette tragique réalité. De nombreux gestes peuvent être adoptés. Nous avons toutes et tous notre part dans cette nécessaire action climatique de réduction des GES.
Les engagements d’Arondor
Arondor a fait de la réduction des émissions de gaz à effet de serre le premier pilier de son action RSE 2025 et entend participer aux objectifs des Accords de Paris. Nous nous sommes engagés, et cet engagement va perdurer, dans une stratégie de réduction des GES et à tous les niveaux. Arondor a dégagé des axes d’action stratégiques à déployer en 2025 pour améliorer son empreinte environnementale et mesurer son impact : promotion des mobilités douces, contrôle des consommations énergétiques par exemple.
Nous entendons faire participer chacun et chacune de nos collaborateur.ice dans la lutte contre le réchauffement climatique. Nous sensibilisons. A titre d’exemple, nous avons organisé, en 2024, deux fresques du climat, deux fresques du numérique et un escape game Code Climat. Nous avons enjoint tout un chacun à adopter des éco-gestes au travail qui peuvent et doivent être transposables à la maison. Nous passons aussi à l’action. Arondor a proposé, début 2025, un nouveau mode de gestion des déplacements domicile-travail par la solution Betterway qui encourage l’option transports en commun ou le vélo.
Ces stratégies de réduction des émissions de gaz à effet de serre nécessitent des bouleversements à l’échelle économique, sociétale, organisationnelle et culturelle dans tous les secteurs d’activité et tous les acteurs doivent s’impliquer : les pouvoirs publics, les collectivités, les citoyens et nous l’avons dit les entreprises. Le défi majeur des décennies qui suivent est l’importance de conserver sa compétitivité, sa performance globale en protégeant la planète. Arondor, par ses initiatives et ses perspectives s’inscrit pleinement dans cette dynamique. Nous sommes de ceux qui croient en une compétitivité toujours plus propre dans la continuité de nos projets.
Conclusion :
La réduction des émissions carbone est un défi colossal, mais pas insurmontable. En combinant efforts individuels, engagements collectifs et innovations technologiques, nous pouvons relever ce défi. C’est un chemin qui nécessite du courage et de la détermination, mais chaque pas compte. Alors, engageons-nous dès aujourd’hui pour un avenir plus propre, plus vert et plus équitable.
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